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Dès la préhistoire, la Commune de Génissac fut occupée. En effet, sur les coteaux qui bordent le ruisseau dénommé le Daignac, on trouve à certains endroits des silex taillés qui correspondent sans doute à des habitats d'étendue, et d'importance variable. Ce sont des gisements constitués d'outils, généralement de dimensions modestes, outillage sur éclat plus ou moins diversifié: grattoirs carénés ou traditionnels, raclettes.

vielle chapelle

Génissac possède, également, des sites correspondant à l'âge de bronze moyen.

Par la suite, comme dans tout l'Entre-Deux-Mers, les habitants furent mélangés avec les restes de l'ancienne population romaine qui s'était maintenue libre dans les camps comme dans les cités.

Ce sont eux qui, en 732, virent passer les Sarrasins, lors de la prise de Bordeaux sous les ordres d'Abdérame . Ils franchirent la Garonne et la Dordogne et marchèrent jusqu'à Poitiers où ils furent vaincus par Charles Martel.

A la période médiévale classique, Génissac, comme tout l'Entre-Deux-Mers, connut une relative tranquillité champêtre.

 

ancien chteau

Le port de Génissac, agréablement placé dans un méandre et sur les bords de la rivière Dordogne, fut jusqu'au XIX ème siècle, le seul groupe important d'habitations de la commune.
Ce lieu paisible conserve des maisons anciennes, mais également quelques monuments médiévaux regroupés autour de la cale du port construite dans la seconde moitié du XIX ème siècle.
Les vestiges d'une motte féodale, possession des seigneurs d'Anglade, sont encore visibles sur les bords de la rivière. La " Mota deu Castérar" mentionnée dans les textes du XIVème siècle, qui permettait au puissant seigneur de surveiller la circulation des marchandises transitant par le port, correspond à une butte de quarante mètres de diamètre très aplatie, résultant de six ou sept siècles de mise en culture. Les vestiges des fossés d'enceinte entourant le château de bois posé sur cette butte ont disparu.

 

la maison noble

De l'autre côté du chemin qui conduit à la cale du port, se trouve l'ancienne maison noble appelée "Château du Port de Génissac". Elle fut saisie et vendue à la Révolution, et l'une de ses tours fut abattue pour faire place à un chais. La tour du XIV ème siècle conservée est carrée et sa toiture pyramidale est couverte de tuiles plates. Des dispositifs de défense prévus à l'origine, ne subsistent plus que deux corbeaux placés à l'un des angles de la construction. Elle présente sur l'une des faces deux petites ouvertures. A l'intérieur de la tour se trouve une cheminée en pierre à bandeau mouluré du XVII ème siècle. Accolé à la tour, l'ancien logis du château de la fin du XVII ème siècle recouvert de vigne-vierge est percé d'ouvertures modifiées considérablement par la suite.

 

La chapelle Saint-Nicolas, unique vestige du prieuré fondé par les moines clunisiens de l'abbaye de Saint-Martial de Limoges et devenu par la suite possession de l'abbaye de la Sauve-Majeure est un édifice roman. Construit en 1156, il comporte une nef et un chœur à chevet plat, le tout couvert d'un berceau brisé. Les chapiteaux des colonnes recevant les arcs doubleaux sont décorés de tresses de fougères et les bases des mêmes colonnes ornées d'un boudin en saillie et pourvues de griffes aux angles. Trois fenêtres romanes très étroites dont l'ouverture en arc brisé s'inscrit dans un arc en plein cintre éclairent la chapelle. Les montants d'une cheminée englobés dans le mur sud, au niveau du premier étage, sont les seuls témoignages de la maison du prieur.

Chapelle_St_Nicolas

Notons aussi que la Chapelle Saint Nicolas, située au Port derrière l'ancienne distillerie, non loin du puits rénové, vient d'être classée à l'inventaire des Monuments Historiques.

 

Non loin d'ici, sur les coteaux des hauts de Génissac, on aperçoit le magnifique château de Génissac, flanqué de deux imposants bâtiments dont l'un, construit sous l'ordre du Roi Édouard III d'Angleterre date du XIV ème siècle.

 

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Il existe, dans l'Église, un monument remarquable constitué par 10 tableaux sculptés en albâtre représentant 5 épisodes de la vie du Christ, et 5 de la vie de Saint Martin (auquel l'Église est dédiée), et datant du XV ème siècle.

Cet albâtre est une variété de gypse provenant de carrières exploitées pendant des siècles en Angleterre.

Il est possible que ces 10 tableaux et 22 statuettes aient été offerts à la Paroisse, à la fin de la domination anglaise.

 

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Ils nous sont parvenus au XXI siècle dans cette église qui date de 1853, qui a été construite sur l'ancienne et dont on sait peu de choses. Le retable actuel, n'assurant pas la protection nécessaire à une œuvre d'une telle valeur, il a été décidé, lors du Conseil Municipal du 31 mai 2001, de poursuivre la sauvegarde de ce patrimoine classé à l'inventaire du mobilier des bâtiments historiques. Un nouveau retable a été construit pour mettre en valeur un tel trésor, afin de transmettre aux générations futures cette œuvre du passé qui a dû coûter beaucoup de temps, d'argent et de talent, probable hommage d'un seigneur de Génissac avant la fondation du chapitre.

 

les albattres

Il n'y pas si longtemps, dans les années 30, Génissac ne comptait pas moins de 1050 habitants.

A l'époque, le Maire de la commune était un certain Monsieur Durand (père de l'ancien maire Jean Durand). Trois cantonniers communaux entretenaient l'environnement, les fossés et les infrastructures de la commune. Les élèves étaient dispersés dans deux classes, l'une au Bourg où enseignait Mademoiselle Bichon et l'autre au Port avec Mademoiselle Moreau. Ces deux écoles sont aujourd'hui devenues logements sociaux ou habitations privées.

 

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Les associations de Génissac étaient peu nombreuses en 1930. Les habitants étaient des fervents mutualistes solidaires de la Société de Secours Mutuel (qui existe encore sous le nom de la Tolérance). Il y avait également une Société Musicale, et une Société Sportive qui englobait la gymnastique, le tir et le football.

Les plus fortunés confiaient leurs recettes à la Caisse Locale de Crédit Agricole dont le Président était Monsieur Durand.

Les quais du port sur la Dordogne étaient disputés par les cinq bateliers de la commune. De nombreux commerçants avaient pignon sur rue : on n'en comptait pas loin d'une quarantaine entre le Bourg et le Port. Que sont-ils devenus aujourd'hui..?

 

les roseaux

La vigne employait beaucoup de personnel pour entretenir les cinquante propriétés viticoles de la commune et les douze appellations « Château », que l'on retrouve encore à l'aube du troisième millénaire. Certains noms de propriétaires ne sont plus d'actualité, les générations se succèdent, changent de patronyme.

Parmi ces derniers, nous retrouvons des noms comme Lacassagne, Plantey, Castéra, Ardouin, Carteyron, Crémier, Trélisseau, Claverin, Sénac et bien d'autres encore. Beaucoup ont disparu.

 

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Aujourd'hui, Génissac compte plus de 1700 habitants. Des lotissements sortent encore de terre, mais la population de notre village ne devrait pas s'accroître davantage, car le PPRI (Plan de Prévention des Risques d'Inondation) et le PLU (Plan Local d'Urbanisme), limiteront l'apport de nouvelles constructions.